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LE NOISETIER CULTURE MODERNE

CHOIX DE LA VARIETE
PLANTATION / TAILLE
ENTRETIEN
IRRIGATIONle noisetier
ENNEMIS
RECOLTE
DEBOUCHES 

 

          Si le noisetier est capable de vivre dans presque tous les sols, sa culture doit, pour être rentable, se limiter aux conditions pédologiques favorables.

          Le système radiculaire de cette espèce n’acquiert un développement important que dans un milieu bien drainé, mais à bonne capacité  de rétention d’eau en été. Il est en effet très superficiel, et subit très vite les effets des sécheresses estivales.

          Il est donc d’autant plus important d’éviter les sols trop légers ou trop filtrants que le climat est plus sec ou que l’on dispose de moins d’eau.

          Le noisetier s'adapte dans des sols à pH très divers ( de 6 à 8 ) et apparaît, comparativement à d'autres espèces fruitières, tolérant au calcaire.

 

CHOIX DE LA VARIETE

  

        Celui-ci est fonction avant tout du climat, en particulier de la fréquence et de l’importance des gelées de printemps.

        Pour chaque région, on choisira une ou deux variétés principales parmi les plus productives, avec obligatoirement un pourcentage de pollinisateurs appropriés ( 6 à 10%).        Il est  nécessaire d’avoir une gamme assez étendue de pollinisateurs, surtout dans les régions à températures hivernales irrégulières.    

        En effet, suivant les conditions climatiques de l’hiver, suivant la répartition des périodes froides et douces, il peut y avoir pour chaque variété de grandes variations dans les périodes de floraison mâle et femelle. Les variétés principales peuvent donc manquer de pollen en début, au milieu ou en fin de floraison suivant les années, si l’on ne prévoit pas une gamme de pollinisateurs assez étendue.

        La diffusion du pollen dans le verger sera d’autant meilleure que le climat sera plus sec pendant la floraison ( de décembre à mars suivant les variétés ); la pluie et les brouillards étant les principaux obstacles. Les stigmates étant réceptifs pendant plus d’un mois, il suffit cependant de courtes périodes sèches pour assurer la fécondation, à condition qu’il y ait en permanence du pollen libéré dans le verger.

     

                              Régions à hivers froids  ( continentales et nord de la Loire ) :

                             

                              Variétés principales : Corabel - Merveille de Bollwiller - Butler                  

                              Pollinisateurs : Ségorbe - Bollwiller

 

                            Régions à hivers tempérés.

                              Gelées de printemps rares :

                              Variété principale : Corabel - Pawetet

                              Pollinisateurs : Ségorbe - Butler - Merveille de Bollwiller

                              Gelées de printemps fréquentes :

                              Variétés principales : Ségorbe - Corabel

                              Pollinisateurs : Butler -Merveille de Bollwiller

PLANTATION / TAILLE

    Dispositifs de plantation:

         Rappels de biologie florale et conséquences pratiques –

     Le noisetier porte sur le même pied des fleurs mâles et des fleurs femelles mais l'auto-pollinisation est insuffisante. Aussi, il faut avoir recours à la fécondation croisée, c'est-à-dire planter dans un même verger plusieurs variétés qui fleurissent en même temps et qui sont compatibles.

- Le pollen est transporté par le vent. Les insectes ne jouent aucun rôle dans la pollinisation comme chez l'amandier par exemple. Aussi, variétés principales et variétés polinisatrices ne doivent pas être distantes de plus de 25 mètres.

Pour favoriser une bonne dissémination du pollen, on tiendra compte du sens des vents dominants : on plantera, contre le vent dominant 1 ou 2 rangées de variété principale puis, immédiatement après, des rangées de variétés pollinisatrices.

      Pour permettre une bonne commercialisation des fruits, il faut porter à la vente des lots homogènes. Aussi, les variétés ne seront pas mélangées mais disposées en rang. Ce dispositif permet de ramasser séparément chaque variété et aussi, d'effectuer les traitements phytosanitaires propres à chaque variété.

Pour orienter les rangs, on tiendra compte du sens des vents dominants. Pour assurer une bonne répartition du pollen, cette direction sera perpendiculaire aux rangées d'arbres.

        Les distances de plantation sont généralement de 2.5m X 5m, soit 800 arbres/Ha.
         Planter des marcottes d'environ 1m de hauteur et tailler le bourgeon terminal de façon à favoriser le départ des futures charpentières. Les 3 premières années, la taille de formation consistera à selectionner les 4 à 5 charpentières qui constituront le futur gobelet.

         TAILLE :
         Par la suite, la taille consiste à éclaircir l'interieur de l'arbre de façon à favoriser l'ensoleillement. Compter pour un verger adulte, environ 1 Ha par jour et par personne:
 

- La meilleure période pour la taille du noisetier s'étale de décembre à février.

- Il faut veiller au bon ensoleillement de toutes les parties de l'arbre. Les rameaux bien éclairés portent 2 à 3 fois plus d'inflorescences femelles que les rameaux situés à l'ombre.

- Le nombre total d'inflorescences femelles portées par un rameau d'un an croît avec la longueur de celui-ci.

Aussi, les actions conjuguées de la taille, de l'irrigation et de la fumure azotée doivent permettre d'obtenir des pousses d'une longueur comprise entre 15 et 40 cm.

- Les inflorescences femelles renferment les futures fleurs et l'ébauche d'un rameau. En se développant, elles donneront des fruits et un rameau. Au bout de ce rameau se situent les fruits. Donc : les fruits sont portés sur le bois de l'année; les inflorescences femelles se situent sur le bois de l'année précédente.

Taille.

- Sur une branche forte et vigoureuse : taille assez longue.

- Sur une branche faible : taille assez courte.

- L'angle de départ des charpentières avec le tronc doit être proche de 90° afin d'assurer une bonne solidité de soudure " charpentière-tronc " et de favoriser une bonne inclinaison des charpentières.

- Les branches qui partent des charpentières (branches aussi appelées sous-mères ou latérales) doivent former avec les charpentières un angle de 35° à 50°. Elles seront débarrassées de tous les rameaux verticaux (car ils risquent de s'emporter) et des pousses situées sous elles (ces pousses ont une mise à fruit difficile).

 

ENTRETIEN

        L’entretien du sol est simple, il a pour but d’obtenir pendant toute la période de végétation une terre propre et meuble en surface de façon à limiter le plus possible les pertes d’eau.

        Proscrire tout travail profond qui atteindrait le système radiculaire.

        A partir de la quatrième année, le sol doit être parfaitement nivelé et tassé en vue de la récolte mécanique. L’entretien se fait ensuite uniquement au girobroyeur.

        Le noisetier a une forte aptitude naturelle à drageonner. Les drageons doivent être supprimés au fur et à mesure de leur pousse. Ceci se fait par traitement chimique dès qu’ils atteignent 10 à 20 cm. Pendant les deux premières années au Basta. A partir de la troisième année au  Carfentrazone éthyl 60 G/L.

        Dans tous les cas, éviter les projections de produit sur le feuillage de l’arbre.
 

IRRIGATION

          

     La contrainte eau est une des caractéristiques du noisetier. Une bonne irrigation se traduit par une bonne reprise des plants, une croissance rapide des jeunes arbres, des rameaux florifères de bonne taille, des fruits plus gros et plus beaux...

Il est en effet constaté que le rendement est fonction de la pousse précédente, celle-ci devant atteindre en moyenne 15 à 30 cm pour un arbre adulte.

 

ENNEMIS

        Ils sont peu nombreux et assez faciles à combattre. Le principal  parasite animal  est le ver de la noisette ou balanin, qui nécessite deux à trois traitements par an (  moyens de lutte ici..

Noisettes véreuses

 

Traitez en pulvérisation les jeunes noisettes dès la sortie des adultes (mai), pour empêcher la ponte, renouvelez tous les 15 jours surtout après la pluie jusque fin juin.

Produit conseillé :  KARATE XPRESS

Le phytopte, acarien attaquant les bourgeons, peut parfois occasionner  des dégâts sur certaines variétés.

        Pucerons, tenthrèdes, peuvent nécessiter des traitements de circonstance.

        Parmi les champignons, le glosporium, le botrytis, l’oîdium ne posent pas de grands problèmes.

        Enfin, Fertile de Coutard en particulier, est sensible à la bactériose, et , nécessite un traitement au cuivre.

 

RECOLTE

        Les premières années, la faible importance des récoltes ne justifie pas l’emploi de machines. La cueillette se fait donc manuellement. Si un débouché peut être trouvé, la cueillette en vert, avec involucre est certainement intéressante.

        A partir de la 5e ou 6e année, la récolte mécanique s’impose. Elle se fait en deux temps : un premier passage d’une balayeuse ( sweeper) rassemble en andains au milieu de l’interligne les noisettes tombées naturellement sur le sol ( les variétés retenues sont en effet déhiscentes et chutent naturellement ).

        Cet andain est repris par une machine à pick-up qui sépare les fruits des feuilles, involucres et impuretés, et rassemble les noisettes dans une remorque.

        Les machines les plus importantes peuvent récolter un ha en deux heures, et l’on estime qu’elles peuvent assurer dans de bonnes conditions de sécurité la récolte de 50 à 60ha. Il est donc intéressant pour les petits producteurs de se grouper pour leur achat.

        De nouvelles machines sont à l’essai, qui réunissent les deux opérations ( balayage et ramassage de l’andain en une seule fois.

        Après la récolte, les noisettes doivent être lavées et séchées pour assurer leur conservation dans de bonnes conditions. Différents types de séchoirs sont utilisables ( étuves à pruneaux, à noix etc...)

        L’entrée en production se situe vers la quatrième année, les rendements augmentent rapidement jusqu’à 8 ou 10 ans. Un rendement moyen de 3 tonnes /ha doit être atteint pour un verger en production.

 

        Si le choix de la situation du sol et des variétés est fait correctement, les facteurs limitants sont plus réduits que pour la plupart des autres espèces fruitières : risques de gelée, très faibles, dégâts de grêle plus limités dans le temps, pertes à la récolte très peu probables, le fruit pouvant rester sur le sol sans grand dommage pendant un temps assez long ; fruits non périssables, pouvant être stockés après séchage.

 

DEBOUCHES :

 

        Ils sont très ouverts, la France devant importer la quasi totalité de sa consommation. Il en est de même pour l’ensemble de la C.E.E.

        L’augmentation des charges de production des pays exportateurs tels que la Turquie, l’Italie ou l’Espagne, liés au coût croissant de la main d’oeuvre pour une culture non mécanisée et souvent non mécanisable dans ces pays, semble inévitable à long terme.

        La mécanisation de la culture du noisetier en France est un atout majeur qui doit nous faire envisager l’avenir avec sérénité.

      Du point de vue cultural, le noisetier présente de nombreux avantages : c'est un arbre rustique qui s'adapte dans de nombreuses régions. De plus, cette culture fruitière présente deux grands atouts : elle est presque entièrement mécanisable (entretien, récolte) et elle nécessite peu de main-d’œuvre (après la taille de formation qui dure 4 ans, le noisetier ne réclame plus de taille).

Dans des vergers importants, on constate qu'une personne, bien équipée, peut entretenir 30 à 40 hectares seule, avec l'aide d'une ou deux personnes au moment de la récolte.

C'est dire que, par rapport à d'autres arbres fruitiers, le noisetier présente techniquement bien des avantages.

Du point de vue rentabilité, un verger bien entretenu et  irrigué peut produire 3 tonnes de noisettes en coque/ha.

Quand on calcule les prix de revient par hectare d'une noiseraie et d'une autre culture arbustive, on constate que la noisette est d'un très bon rapport.

La noiseraie française peut se développer d'autant plus qu'elle vise un créneau particulier : celui de la grosse noisette en coque, de plus de 20 mm, qui n'existe pratiquement pas sur les marchés mondiaux. Les débouchés existent. Rien à craindre de la Turquie ni de l'Italie. Des vergers intensifs, bien menés et mécanisés, peuvent lutter contre la concurrence étrangère.

Le noisetier est une culture sûre, à faible coût de production.

L'écoulement de la production française est assuré. N'oublions pas : nous importons 95 % de nos besoins!

             

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